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Alain Di Crescenzo, Le Bourget, la CCI Occitanie en piste

Le Salon international du Bourget est un événement de standing mondial incontournable pour la filière aerospace. Quel regard portez-vous sur ce rendez-vous et ses retombées pour nos entreprises ?

 

Pour bien comprendre l’ampleur et le standing de l’événement dont nous parlons, il faut citer quelques chiffres. En 2015, qui a été un millésime d’exception, le Salon, c’est plus de 2 300 exposants venant de 48 pays, plus de 350 000 visiteurs dont 150 000 visiteurs professionnels et un volume de commandes annoncé de 130 milliards de dollars.

 

Événement plus que centenaire, Le Bourget offre des opportunités de rencontres et de business incomparables. Comme tous les deux ans, l’édition précédente a été, pour nos entreprises, l’occasion de signer des contrats intéressants. Je ne doute pas qu’il en ira de même cette année.

 

 

Une vitrine pour les innovations de notre écosystème

 

Mais, au-delà de l’aspect commercial court terme, Le Bourget est également une vitrine incontournable pour présenter les innovations de notre écosystème et nouer des alliances stratégiques porteuses d’avenir. L’Occitanie, leader du ciel européen, voire mondial, sera cette année particulièrement visible sur cet événement avec un pavillon de près de 1 500 m² aux couleurs d’Aerospace Valley. Nous y accueillerons 144 entreprises exposantes dont 75 d’Occitanie, ce qui fait que notre délégation comptera 25 entreprises de plus qu’il y a 4 ans et 4 qu’il y a 2 ans. Cette augmentation significative confirme, s’il en était besoin, la très belle dynamique de cette filière d’excellence de notre territoire. Je terminerai en disant que si l’international est porteur de très belles opportunités, il ne faut pas mésestimer les possibilités de notre marché national. De ce point de vue, notre position centrale au cœur du plus grand pavillon du Salon, celui des régions françaises, doit permettre à nos entreprises de créer des liens avec les 550 entreprises des 9 autres régions présentes.

Nous accueillerons 75 entreprises d’Occitanie, soit 25 de plus qu’il y a 4 ans. Cette augmentation significative confirme la très belle dynamique de cette filière d’excellence de notre territoire.

Quelle est, en dehors du bassin toulousain, la réalité de la dynamique dont vous parlez ?

 

Toulouse est l’épicentre stratégique de la filière. Mais la dynamique est territoriale avec un effet d’entraînement qui fonctionne pleinement comme le prouve la présence d’exposants venant d’Ariège, d’Aveyron, du Gers, de Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées, de l’Hérault, du Lot, du Tarn et du Tarn et Garonne. Par-delà cette diversité géographique, que nous nous attachons par nos actions à valoriser et amplifier, il est intéressant de noter que les entreprises présentes couvrent l’essentiel de la segmentation du marché aéronautique (ingénierie de précision, outillage, aérostructure, mécanique de précision, impression 3D Metal…) ainsi que des secteurs périphériques pouvant y être associés, comme les drones.

 

 

De quelle manière la CCI Occitanie est impliquée dans l’événement et quel rôle joue-t-elle pour les entreprises ?

 

Les actions de terrain menées avec le réseau des CCI d’Occitanie, que nous menons au quotidien au contact de l’ensemble des acteurs de la filière, donneurs d’ordres et membres de la supply chain, nous donnent une connaissance exhaustive de celle-ci. Cela nous permet d’assurer avec efficacité le recrutement des entreprises participantes. Ce point est d’autant plus important que, dans le cadre du Bourget, la CCI Occitanie intervient comme opérateur de la Région Occitanie et interlocuteur unique des entreprises. Nouveauté cette année, nous sommes partie prenante d’une initiative partagée avec le Département du Commerce US à Paris. Le Département du Commerce US à Paris a créé une plateforme pour que les exposants du Pavillon U.S. sur le salon du Bourget enregistrent leurs profils et leurs souhaits en matière de RV business avec des entreprises françaises. Le consulat des USA à Toulouse nous a proposés, ainsi qu’au Pôle Aerospace Valley, de donner aux exposants de notre pavillon l’accès à cette plate-forme afin qu’ils puissent, s’ils sont intéressés par certains profils d’entreprises, prendre rendez-vous directement avec elles.

 

 

La filière aerospace contribue activement à la notoriété et à l’image de l’Occitanie. Le Salon peut-il être un accélérateur de business en général et d’export en particulier ?

 

Avec 50 % d’exposants internationaux et des visiteurs professionnels issus de plus de 165 pays, Le Bourget offre aux entreprises présentes une ouverture majeure sur les marchés étrangers. Que nos entreprises effectuent leurs premiers pas vers les marchés étrangers ou qu’elles explorent de nouvelles cibles, le Salon constitue un puissant tremplin vers l’exportation. De plus, à travers cette très forte exposition de la filière aéronautique, c’est l’ensemble de nos filières d’excellence ou en devenir, comme l’agroalimentaire, la santé et la e-santé, l’IoT, les biotechs…, qui peuvent et doivent en bénéficier.

 

 

Les éditions précédentes ont été marquées par des niveaux de commandes élevés qui ont posé la question de l’organisation de la production et de la formation des nouveaux talents. Les CCI peuvent-elles contribuer à répondre à ces besoins via leurs CFA notamment ?

 

Absolument. L’apprentissage constitue une voie d’excellence pour répondre aux besoins en compétences et en qualifications des entreprises et territoires. Cela est particulièrement vrai pour ce que l’on appelle les métiers en tension, qui n’arrive pas à recruter les compétences dont ils ont besoin. L’aéronautique de notre région connaît cette problématique, non pas en raison d’un déficit d’attractivité bien sûr mais parce que les carnets de commandes et les plans de charge associés nécessitent une croissance des effectifs. Le mode de formation porté par nos CFA (Centres de Formation d’Apprentis) adapte l’accompagnement du savoir, du savoir-faire et du savoir-être des apprenants en fonction des exigences et du rythme d’activité des entreprises. Souple et très réactif, l’apprentissage permet également de répondre aux besoins quantitatifs des branches professionnelles et des entreprise. Les CFA des CCI s’inscrivent totalement dans cet esprit pour former du CAP au diplôme d’ingénieur, en nom propre ou bien en partenariat. De façon plus précise encore, notre réseau intervient en formation en apprentissage auprès des entreprises de l’aéronautique en particulier dans les CFA du Tarn et Garonne et de l’Aveyron sur des formations allant de la Licence professionnelle Logistique et Achats Industriels au Master 2 Management Spécialisé Achats ou au Diplôme d'Ingénieur Mécanique de l'INSA.

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