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Fiers d’appartenir à l’Equipe CCI

À l’heure de la rentrée sociale, qui concrétise depuis trop longtemps le blocage du dialogue au sein de nos entreprises et de notre économie, les Français se déclarent confiants. D’après un sondage Odaxa Guibor pour Les Échos, 75 % des Français jugent favorables aux entreprises la politique du Président Macron et 49 % pensent qu’elle sera efficace pour redresser le pays. Quelle est votre vision à tous les deux de ce relatif, mais significatif, retour de la confiance et de l’optimisme ?

 

Pierre Goguet : Ce regain d’optimisme est partagé par les premiers intéressés, les chefs d’entreprise eux-mêmes. En effet, dans notre baromètre mensuel OpinionWay – La Tribune Europe 1, l’indicateur d’optimisme s’est sensiblement élevé à partir de mai / juin. Ils sont d’ailleurs 32 %, soit 5 points de plus qu’au mois de mai, à estimer que leur situation actuelle est très bien et 69 % des interrogés se déclarent confiants pour l’avenir de leur entreprise dans les douze prochains mois. Cet enthousiasme est également à mettre en perspective avec le fait que près de trois-quarts d'entre eux estiment qu’une majorité absolue à l’Assemblée nationale va permettre au Gouvernement de mener une politique susceptible de favoriser la croissance économique. Quand le Président de la République a dit, dans son discours devant le Congrès en juin, que « la France était un pays impossible à réformer », c’était sans doute une antiphrase ! Il n’y a pas forcément de fatalité ou de « culture française du blocage ». L’optimisme des patrons traduit sans doute aussi une envie de reconquête, c’est-à-dire de compétitivité, d’internationalisation… Pour autant, il est vrai que leurs attentes sont importantes, notamment en matière de fiscalité ou de simplification. Les premiers textes de lois seront dès lors des signaux forts.

 

Alain Di Crescenzo : Plus encore que les sondages, ce sont nos indicateurs économiques qu’il faut regarder ! La croissance de notre PIB va atteindre en 2017 son plus haut depuis 2011 et nous approchons, enfin, du seuil de création d’emplois durables. Malgré un ralentissement au 2e trimestre, les investissements reprennent depuis le début de l’année. Enfin, l’entreprenariat est au beau fixe avec un taux de création d’entreprises qui frôle les records d’après-crise : le nombre de structures créées au mois de juillet est ainsi le plus élevé depuis 2010. Bref, la France a envie d’y croire et d’avancer. Il ne faut surtout pas la brider. Il faut réformer ce qui a été la cause de notre perte de compétitivité, c’est-à-dire l’excès de formalités, de charges sur l’emploi et de fiscalité. Il est désormais vital de s’attaquer à la résolution d’une équation à la fois simple et vertueuse : « Moins de formalités, moins de charges sur l’empois et moins de fiscalité = Plus de confiance, plus de croissance et plus de compétitivité ». C’est cet attachement du Gouvernement à la résolution de cette équation qui rend nos entrepreneurs optimistes… Surtout ne le, et ne les, décevons pas !

 

CCI France a adressé récemment au Gouvernement 9 propositions pour faire réussir les entreprises. Pouvez-vous nous dire un mot de la démarche ? Celle-ci traduit-elle votre sentiment de confiance, que l’on évoquait précédemment, sur la capacité de nos nouveaux dirigeants à comprendre, et intégrer, le rôle de l’entreprise dans la création de valeurs ?

 

Pierre Goguet : Notre démarche s’est inscrite dans le contexte plus général de l’élection présidentielle, et de notre place, en tant que porte-parole des entreprises, nous avons souhaité faire remonter des propositions autour de 4 axes :

- Mieux accompagner les entreprises pour mieux assurer leur pérennité

- Mieux assurer l’égalité d’accès aux services de développement économique

- Mieux former au plus près des besoins

- Mieux préparer la décision publique en matière économique

Ces propositions, qui sont une de nos lignes stratégiques, ont bien sûr été transmises à l’actuel Gouvernement. C’est, à tout le moins, la traduction de la volonté du réseau des CCI d’être utile à son action.

 

Alain Di Crescenzo : Les CCI sont des établissements publics au service des entreprises et dirigés par des entrepreneurs. Ce statut particulier nous positionne à l’interface entre les pouvoirs publics et les entreprises que nous représentons et soutenons au travers de nos missions, et ce tout au long de leur cycle de vie : de la création jusqu’à la transmission. Ce positionnement et nos missions de représentation, d’appui, de formation (nous sommes le 2e formateur après l’Éducation Nationale) imposent que nous soyons force de proposition. Cet échange sera d’autant plus bénéfique à notre économie qu’un climat de confiance retrouvée présidera à ce dialogue entre les CCI et l’État. Les 9 propositions que nous avons fait remonter représentent les axes forts de progrès que nous avons identifiés avec nos entreprises. Axes sur lesquels nos CCI, leurs membres et leurs personnels sauront s’engager pour une économie créatrice de valeur et d’emploi.

 

Les Présidents de CCIR et de CCIT sont les premiers ambassadeurs dans les territoires des actions que vous impulsez. Leur rôle est essentiel dans le déploiement et la réussite de celles-ci. Qu’avez-vous envie de leur dire pour « muscler » encore ce jeu collectif au service des entreprises ?

 

Pierre Goguet : Le rôle de mes collègues Présidents de CCI régionales et territoriales est bien évidemment essentiel. C’est toujours mieux en le rappelant en effet ! Ils sont les capitaines de leurs équipes. Mais chaque équipe doit jouer au service de notre ambition commune si nous voulons être le réseau de référence pour accompagner les entreprises. Parler d’une même voix, c’est capital pour renforcer notre crédibilité auprès des pouvoirs publics. Et continuer à avancer pour pouvoir davantage encore « faire réseau ». Je convie donc tous les Présidents à un de nos grands rendez-vous de rentrée, le 23 octobre à Paris, sur ce sujet précisément : « l’effet réseau, les faits réseau ». Ce sera une opportunité d’en débattre mais, également, d'en tracer les modes opératoires.

 

Alain Di Crescenzo : J’ai la chance d’être un ex-Président de CCI Métropolitaine, Président de la CCI Occitanie et 1er Vice-Président de CCI France. Cela me confère une vision à la fois précise et globale. À ce titre, je peux dire qu’il y a une véritable dynamique qui se met en place dans l’équipe des CCI de France. Et avec les Présidents de CCI, nous avançons efficacement dans le déploiement de notre grand projet « CCI de Demain » de transformation, notamment digitale, pour plus de réactivité, d’agilité, d’efficacité et de lisibilité. Dans ce contexte positif, le seul message que j’adresserai à mes collègues est de continuer dans cette dynamique. Accélérons cette co-construction, impulsons un nouvel effet réseau et réussissons nos deux prochains rendez-vous que sont notre séminaire de rentrée et le lancement de CCI Store… Je suis fier de faire partie de l’Équipe CCI.

 

 

Je convie tous les Présidents à l’un de nos grands rendez-vous de rentrée, le 23 octobre à Paris, sur le sujet : « L’effet réseau, les faits réseau ». Ce sera une opportunité d’en débattre mais, également, d'en tracer les modes opératoires. Pierre Goguet

 

Les 9 propositions faites au Gouvernement représentent les axes forts de progrès que nous avons identifiés avec nos entreprises. Axes sur lesquels, nos CCI, leurs membres et leurs personnels sauront s’engager pour une économie créatrice de valeur et d’emploi. Alain Di Crescenzo

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