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Les Macronomics, une opportunité à saisir pour notre pays

Les Macronomics, une opportunité à saisir pour notre paysComme tous les chefs d’entreprise, le Président de la CCI Occitanie observe avec intérêt la façon dont les mesures annoncées dans son programme par le candidat Macron vont être aujourd’hui mises en œuvre par le Président et son gouvernement. Avec l’envie, partagée par tous les Français, que l’objectif de booster l’emploi et libérer les énergies créatrices soit atteint.

 

Nos concitoyens ont fait, et confirmé lors des élections législatives, le choix du renouvellement. Une représentation de la société civile plus forte, une démarche fédérant les réformateurs de tout bord, une méthode de réformes précisée pendant la campagne… : quel regard portez-vous sur tout cela ?

Alain Di Crescenzo : Les Français ont dorénavant bien compris que l’entreprise est la seule source de création de valeur pérenne de notre économie. Ils admettent donc aujourd’hui que le moteur de notre croissance, à l’origine de la production des richesses à répartir/partager, doit faire l’objet d’un certain nombre d’attentions pour prévenir la panne ou éviter les pertes de puissance. Car c’est bien là le problème de l’économie de notre pays. Pour faire image, je dirais que notre économie n’a pas démérité en parvenant, depuis des décennies, à rouler avec le frein à main. Pour ceux qui auraient pu en douter, cette configuration produit plus de surchauffe que de performance. Au-delà de la comparaison, c’est très précisément la situation économique et sociale de notre pays à ce jour. Toute l’ambition du projet économique d’Emmanuel Macron est là : inverser la situation pour retrouver de la compétitivité, de l’emploi, du dialogue social, de la cohésion…

« Quel que soit l’avis que l’on a aujourd’hui des « Macronomics », les années qui viennent s’annoncent passionnantes. »

Et les entreprises ?

ADI : Les entreprises doivent être le lieu privilégié du travail, source de revenu et d’émancipation individuelle. Elles sont par ailleurs confrontées à des défis immenses : digitalisation, exportation, transition énergétique… Face à ces enjeux, les structures économiques actuelles ne sont plus adaptées. Ce constat, nous faisons plus que le partager ; nous en avons posé le diagnostic les premiers. C’est pour cette raison que nous en partageons aujourd’hui très naturellement, et spontanément, le traitement prescrit. Considérer les entreprises sans clivage, les soutenir, les accompagner et les protéger, favoriser leur création, leur croissance et leur transmission, les défendre et leur permettre d’être compétitives dans un monde ouvert, concilier les attentes des salariés, des dirigeants et des actionnaires… : c’est clairement ce qui doit être fait, avec conviction, enthousiasme et confiance.

 

Quel est votre avis sur les fondamentaux des Macronomics ?

ADI : Tout d’abord, un constat sur l’existant. Avec 3,5 millions de chômeurs et un jeune sur 4 de moins de 25 ans sans emploi, comment ne pas conclure qu’il faut tenter autre chose. Einstein disait « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent ». De ce point de vue, l’ADN de ces Macronomics, c’est le pragmatisme.

Les Français ont exprimé cette volonté très clairement. Je note que ce choix révèle qu’une majorité d’entre eux a confiance en nos atouts et nos chances et croit aussi au progrès et à l’avenir.

Ce qui se profile aujourd’hui est intéressant à plus d’un titre car l’opportunité va, peut-être, être donnée à nos entreprises, c’est-à-dire aux dirigeants ET aux salariés, de retrouver de la croissance. Cela passera par la remise à plat de certaines choses qui, les chiffres le prouvent, ne fonctionnent hélas plus. Des points comme la réforme du Code du travail, la nationalisation de l’assurance chômage, la refonte du dialogue social et du paritarisme, la reprise en main par l’État de la gouvernance de la formation professionnelle, la réforme du système de retraite avec un système unique public/privé… sont à l’évidence des chantiers majeurs. Nous les suivrons avec attention et ferons, nous aussi, preuve de pragmatisme.

 

Le calendrier est-il favorable ? La société est-elle prête ?

ADI : Voilà typiquement le genre d’inversion des priorités qui nous a conduits aujourd’hui au bord du précipice. Nous vivons dans un monde ouvert, qui ne nous attend pas. La vraie question n’est pas tant de savoir si notre société est prête que d’avoir un œil attentif sur la remontée des taux auxquels la France emprunte à long terme et qui nous commande d’agir vite pour envoyer un signal positif aux emprunteurs. C’est de savoir si le bon alignement des planètes, dont nous n’avons pas vraiment su profiter à ce jour, va durer. La réponse est claire. La croissance est faible mais en vue. Sachons nous réformer et nous réinventer et ne laissons pas passer le train de la propsérité une fois encore…

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